
Lors de notre rencontre du 5 mai à la Maison de Quartier Coluche, réunissant une cinquantaine de personnes, nous avons présenté le document d’évaluation de la mairie concernant l’attribution du tènement de l’ex-MNE (pour rappel, c’est le projet privatif de restaurant haut de gamme « La Belle Maison » qui a été retenu).
Nous avons repris les 8 critères d’évaluation et les commentaires de la mairie, que vous pouvez relire ici : AubergeIsere_criteresMairie.
Voici quelques réactions du public :
«Ce n’est pas un document technique d’analyse du projet digne de ce nom, on ne travaille pas comme ça ! »
« La dynamique citoyenne et participative des habitants porteurs du projet de l’Auberge de l’Isère n’est pas mentionnée du tout »
Le public relève le caractère dévalorisant des termes employés par la mairie (qui rappelle la publication sur le site municipal le 13 avril et qui parlait de « cantine ») : « ce projet discriminant », « positionnement moyen de gamme », « cible particulière », « son positionnement discriminant », « une manne de visiteurs difficile à quantifier ».
Amusement général sur les anglicismes employés pour faire branché et entrepreneurial (after work).
« Le but de la mairie semble faire mousser le projet de la Belle Maison tout en dévalorisant le nôtre » : par exemple la Belle Maison améliore considérablement l’état et l’image du bâtiment là où l’Auberge ne l’améliore que significativement.
« Il n’y a aucune référence au caractère haut de gamme du projet Belle Maison alors qu’au final cela semble avoir été le filtre qui a guidé le choix municipal ».
L’identité du porteur du projet de restauration est toujours inconnue : selon les rumeurs deux prétendants : le Café des Arts et le restaurant de la piscine Diabolo. Qui remportera le gros lot ?
Cette opacité nous fait douter de la réalité d’un projet réel de restauration et nous laisse à penser qu’il pourrait ne s’agir que d’une opération de spéculation immobilière.
Lors du débat, le public relève différents points de procédure suspects :
Servitude de marche-pied non respectée, estimation des Domaines non communiquée, calendrier de l’appel à projet fantaisiste et communiqué au compte-goutte et au dernier moment, questionnement sur la prise en compte de l’avis des Architectes des Bâtiments de France sur la zone protégée de l’abbatiale -verrière, rénovation haut de gamme générale…
L’impression générale est que la mairie n’a, dès le début, pas souhaité qu’un projet citoyen gardant l’espace public ouvert, ne voie le jour. Il semblerait que la quête d’investisseurs privés et privatisant le site ait eu plus de sens pour la mairie que l’écriture d’un cahier des charges cohérent et loyal.
Malgré l’amertume et la colère, les personnes présentes sont restées dans l’écoute, le respect et le partage mutuels (cf Charte de l’Auberge de l’Isere, écrite le 10 avril dernier), pour participer avec entrain aux tables de travail sur les suites à donner à la décision municipale de privatiser les berges de l’Isère et ce « lieu d’exception idéalement situé dans un écrin de verdure ». Ainsi, les groupes ont travaillé sur les procédures légales, la communication, la proposition d’imaginer le projet de l’auberge dans un autre lieu, etc, etc.
Les groupes se sont donnés des rendez-vous, pour œuvrer tous ensemble dans le but de préserver le bien commun romanais.
Toutes les informations, tous les rendez-vous, seront spécifiés au fur et à mesure sur le site www.aubergedelisere.com , et sur facebook, à surveiller de près !
Si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez soutenir le projet en signant et partageant sur change.org : https://www.change.org/p/je-soutiens-le-projet-de-l-auberge-de-l-is%C3%A8re-%C3%A0-romans
